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A partir d’éléments récoltés : tickets, billets, photos, étiquettes, journaux, papiers de différentes qualités, élaborez une manière de former un tout en assemblant plusieurs éléments.
Verbalisation des statuts des différents éléments plastiques, de leurs relations et du processus de création de la composition.
L’exemple des Merzbild de Kurt Schwitters, répartition aléatoire de triangles suivant les chiffres pairs et impairs d’un annuaire de téléphone, de François Morellet, 1958, White Letter de Sol LeWitt, 1962.

Composition

Composition Café de Zekiye

Composition

Composition carrée d’Alexis

Process Art

Le Process Art n’a jamais réellement recouvert un mouvement, même informel. Il s’agit plutôt, à partir des années soixante, d’une posture visant à exposer le matériau pour ses potentialités propres. Les assemblages autostables de plaques d’acier de Serra sont à cet égard exemplaires : appuyées les unes sur et contre les autres, les plaques se maintiennent grâce à leur poids et leur résistance. Certains, telle Eva Hesse, utilisèrent des matériaux mous (latex, argile) conservant la trace des gestes de l’artiste, ce qui valut au Process Art, taxé d’artisanat, les foudres de l’Art Conceptuel - mais ce n’est pas en ce sens qu’il convient de le comprendre. Ainsi, lorsque Robert Morris demande au Whitney Museum qui lui consacre une exposition de lui confier l’argent du budget, se proposant de le faire fructifier en bourse durant le temps de l’exposition, l’argent n’est plus le moyen mais le site d’une expérience. Le Process affleure donc dans de nombreuses oeuvres en adoptant des orientations diverses : n’en sont pas exempts l’Arte Povera, qui exalte la charge symbolique des matériaux, ni Supports/Surfaces, qui en théorise les procédures - etc...

(à propos du Process Art dans le CD-ROM " ART "/RMN)